× Se connecter Inscription Produits Fournisseurs Annonces B2B Contact






Les banques sous perfusion

»  News   »  Publié le 15-04-2018  »  lu [ 85 fois ]

Les banques sous perfusion

Le niveau de liquidité bancaire s’est accru de 77% en 2017, suite à la mise en œuvre du financement non conventionnel.

Que deviendrait le système bancaire national sans les mécanismes actuels de mise sous perfusion, dont surtout le recours au financement non conventionnel ? La question mérite d’être posée, d’autant plus que ces mêmes mécanismes, qui garantissent pour ainsi dire la liquidité bancaire, sont par vocation exceptionnels et devront donc tôt ou tard devenir inopérants.

En effet, après avoir entamé une forte tendance à l’érosion, consécutivement au retournement de la conjoncture pétrolière à la mi-2014, le niveau de liquidité bancaire n’a commencé à se stabiliser et ensuite à fortement croître qu’à partir de novembre dernier, «suite à la mise en œuvre du financement non conventionnel», admet la Banque d’Algérie (BA).

Dans sa dernière note de conjoncture, publiée tout récemment, la BA rappelle en ce sens qu’à partir de 2015, le niveau global de liquidité des banques a commencé à fortement chuter, passant de 2730,9 milliards de dinars à 1832,6 milliards de dinars en l’espace d’à peine une année, en raison surtout de la forte contraction des dépôts du secteur des hydrocarbures.

A fin 2016, est-il précisé dans le même rapport, la liquidité bancaire atteignait 820,9 milliards de dinars, dont 432,6 milliards de dinars au titre du refinancement opéré par la Banque centrale. Et ce n’est au final qu’à partir de mars 2017 que le niveau global des ressources bancaires s’est relativement stabilisé, «après le lancement d’opérations d’open market pour l’injection de liquidités», indique encore la note de conjoncture de la BA.

Quelques mois plus tard, soit après l’entrée en vigueur du dispositif de financement interne non conventionnel, la liquidité des banques a commencé à fortement croître pour atteindre un niveau de 1380,6 milliards de dinars à fin décembre 2017, soit une hausse de 77% par rapport au premier semestre de la même année, et de 68,2% comparativement à ce qu’elle était une année plus tôt.

Dopé surtout par des instruments monétaires non conventionnels et d’autres classiques, tels que l’open market, le système bancaire national retrouve ainsi un niveau de solidité appréciable, alors qu’il demeure structurellement peu efficace quant à sa fonction première de collecte de ressources, notamment celles circulant hors circuits officiels.

Aussi, si sa mise sous perfusion par les pouvoirs publics lui permet de maintenir un certain rythme de crédits à l’économie, celle-ci ne lui offre en définitive qu’un simple sursis de trois à cinq ans, avant de se voir à nouveau confronté à de sévères crises de liquidité, une fois asséchés les financements non conventionnels. Intervenant récemment lors d’un symposium sur la place financière locale, le gouverneur de la Banque centrale, Mohamed Loukal, avait lui-même formulé en ce sens une sévère mise en garde à l’adresse des banques primaires.

«Si, jusque-là, la politique monétaire a été assez accommodante, le refinancement des banques devra au fur et à mesure s’effectuer à des taux plus coûteux», a-t-il en effet averti, tout en incitant les établissements bancaires à œuvrer à collecter au maximum les ressources qui continuent à circuler hors circuits bancaires. Celles-ci, rappelle-t-on, sont évaluées à quelque 4780 milliards de dinars, dont 1500 à 2000 milliards de dinars thésaurisés, tandis que le reste circule dans l’informel.

Quoi qu’il en soit, le secteur bancaire national, nous dit l’expert et ancien ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, doit œuvrer rapidement à améliorer l’inclusion financière pour collecter surtout les ressources non bancarisées, car, admet-il, il ne faut pas attendre cinq ans pour trouver un relais aux instruments de refinancement et au financement non conventionnel. C’est que, comme nous l’explique si bien un ancien dirigeant d’une banque privée, «les solutions conjoncturelles ne peuvent en aucun cas offrir une vraie réponse aux problèmes structurels…» 

Source : http://www.elwatan.com


Evènements en relation:

         Faut-il réviser l’accord d’association a la zone de libre-échange euro-méditerranéenne
         La nouvelle stratégie économique des autorités algériennes comporte de «sérieux risques»
         AXA Assurances Algérie : une croissance de 34% du chiffre d’affaires
         Malek Zerourou : « La jeunesse est la vraie richesse de l’Algérie »
         Classement des pays par coût de la vie dans le monde : l’Algérie à la 122ème place
         Mise en œuvre de l’Accord de paix: poursuivre le processus de stabilisation du Mali
         Algérie-France : l’accord sur les échanges des jeunes actifs ratifié des deux côtés
         Les importations algériennes de téléphones en hausse de 18.3 au premier trimestre 2018
         Algérie-Mali: 13ème session du Comité bilatéral stratégique
         Algérie-France: Plus d’une centaine d’opérateurs économiques algériens à Paris en juin
         Industrie de montage automobile en Algérie : Le consommateur, le dindon de la farce
         Investissement : les Emirats Arabes Unis abandonnent la règle 51/49
         ENIE : La fabrication des terminaux de paiement électroniques (TPE) débutera en juin prochain
         Développement de la capitale : plus de 607,5 M.D déboursés entre 2010 et 2017
         Réalisation des nouvelles zones industrielles
         PLFC 2018 : les documents d’identités fortement taxés
         Algérie-Poste : Régularisation de 2075 travailleurs en situation d’emploi temporaire
         Population mondiale : 68 de citadins en 2050 contre 55 aujourd’hui
         Prévention contre les intoxications alimentaires
         La nouvelle gare maritime inaugurée en juin avec une nouvelle ligne Béjaïa-Barcelone

Made-inalgeria.com

« Première Place de Marché B2B en Algérie, vous permet de trouver des produits, des fournisseurs et d'être en veille sur les appels d'offres, opportunités d'affaires.»

Propriété de Antares développment.Tout les droits sont résérvés.

Tél.: 024 79 97 97

GSM : 0555 05 40 20/21/22/23/24

Fax : 024 79 98 98

Nos partenaires :

 

Notre réseau :

facebook

Twitter

Catalogues

Linkedin